Les autorités tunisiennes annoncent de nouvelles réformes pour soutenir les petites entreprises d’ici 2025

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À partir de janvier 2025, un arsenal de mesures inédites entrera en vigueur pour dynamiser les petites et moyennes entreprises, avec un accent particulier sur leur croissance, leur compétitivité et leur résilience financière. Intégrées dans la loi de finances de l’année prochaine, ces réformes ambitionnent de créer un environnement plus favorable à l’initiative entrepreneuriale.

Afin de renforcer les capacités des PME et start-ups, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, deux lignes de crédit spécifiques seront mises en œuvre : une enveloppe de 10 millions de dinars sera dédiée au financement direct, tandis que 7 millions supplémentaires seront mobilisés pour appuyer les prêts à moyen et long terme. Ce double dispositif vise à répondre aux besoins de liquidités à différentes phases du développement entrepreneurial.

Le gouvernement a également prévu une série d’allégements fiscaux pour accompagner ces réformes. Ainsi, les équipements, biens immobiliers, matériaux et services essentiels aux activités des entreprises seront exonérés de TVA pendant une décennie, qu’ils soient acquis localement ou importés. Cette mesure vise à réduire les charges d’investissement et à faciliter l’accès aux ressources productives.

L’initiative s’étend également aux entreprises communautaires, qui verront leur appui financier renforcé. Une dotation additionnelle de 20 millions de dinars viendra abonder leur ligne de financement spécifique, à laquelle s’ajouteront 10 millions destinés au Fonds national de garantie, assurant ainsi une meilleure couverture des crédits octroyés.

Dans une volonté d’alléger le fardeau des entreprises déjà endettées, un plan de restructuration sera mis en place au bénéfice de celles ayant contracté des emprunts auprès de la Banque de financement des PME. Les pénalités de retard pourront faire l’objet d’une remise totale ou partielle, et le remboursement des dettes sera étalé sur une durée maximale de dix ans, selon un calendrier fixé par la banque.

Un autre pilier de cette stratégie consiste à introduire un mécanisme de garantie des prêts octroyés entre janvier 2025 et décembre 2026. Ce filet de sécurité, doté d’une enveloppe de 20 millions de dinars, permettra de sécuriser les investissements réalisés dans le cadre d’un programme de redressement ciblé.

Parallèlement, les revenus réinjectés dans les projets via le financement participatif seront intégralement exonérés d’impôts, dans les limites des montants soumis à imposition. Ce régime fiscal préférentiel s’accompagnera d’un ensemble d’incitations destinées à promouvoir ce mode de financement alternatif, surtout en facilitant l’accès aux prêts et en simplifiant les démarches administratives liées à la déclaration des entreprises.

Enfin, un avantage fiscal sera consenti aux industries pour l’achat de véhicules destinés au transport de leur personnel, à condition que ces bus aient moins de dix ans d’ancienneté. Ce soutien vise à améliorer les conditions de travail tout en modernisation le parc automobile des entreprises industrielles.

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